Arrêt et stationnement
Distinguer l'arrêt du stationnement, connaître les zones autorisées et interdites, et éviter les sanctions les plus fréquentes.
Mis à jour le 13 juin 2026
Arrêt ou stationnement : quelle différence ?
L'arrêt correspond à l'immobilisation momentanée du véhicule pour permettre la montée ou la descente de passagers, ou le chargement et déchargement de marchandises. Le conducteur reste à proximité immédiate, prêt à déplacer le véhicule à tout moment.
Le stationnement désigne toute autre immobilisation du véhicule. Dès que vous quittez le véhicule — même pour une minute à la boulangerie — ou que vous restez à bord sans effectuer de chargement (par exemple pour téléphoner), vous êtes en situation de stationnement.
La distinction compte : certains endroits interdisent le stationnement mais autorisent l'arrêt (par exemple les emplacements de livraison ou la double file).
Où peut-on s'arrêter et stationner ?
En agglomération : sur les emplacements prévus ou le long du trottoir, toujours dans le sens de la circulation. Stationner à contresens est interdit car il oblige à traverser la chaussée de manière dangereuse et réduit la visibilité au moment de repartir.
Hors agglomération : de préférence en dehors de la chaussée, sur l'accotement si celui-ci est assez large. Toujours dans le sens de la marche.
Les trois types de stationnement
En créneau : le véhicule est placé le long du trottoir, parallèle à celui-ci. En bataille : le véhicule est perpendiculaire à la chaussée. En épi : le véhicule est placé en biais. Quand c'est possible, privilégiez la marche arrière pour vous garer : vous aurez une meilleure visibilité en repartant.
Se garer en marche arrière réduit les risques : au moment de quitter la place, vous voyez directement la chaussée au lieu de reculer à l'aveugle dans la circulation.
Le stationnement réglementé
Le stationnement payant est géré par horodateur. Après avoir payé, placez le ticket visible derrière le pare-brise. Respectez la durée indiquée.
En zone bleue, le stationnement est gratuit mais limité en durée. Vous devez placer un disque de stationnement derrière le pare-brise indiquant votre heure d'arrivée. La durée maximale est précisée par un panonceau (souvent 1h30).
Le stationnement unilatéral à alternance semi-mensuelle
Dans certaines rues, le stationnement n'est autorisé que d'un seul côté, en alternance selon la période du mois. Du 1er au 15 : côté des numéros impairs. Du 16 au dernier jour du mois : côté des numéros pairs. Le changement s'effectue le dernier jour de chaque période. Quand ce panneau est associé à l'entrée d'agglomération, la règle s'applique à toutes les rues de la ville.
Les interdictions d'arrêt et de stationnement
L'arrêt et le stationnement sont strictement interdits : lorsque la signalisation l'indique, sur les voies réservées (bus, pistes cyclables, passages piétons), et sur autoroute (sauf arrêt d'urgence sur la bande d'arrêt d'urgence).
Le stationnement seul est interdit (arrêt toléré) : en double file, devant les entrées de garage, sur les emplacements de livraison (sauf panonceau autorisant certains créneaux), et devant les bornes de recharge électrique.
Le marquage au sol aide aussi à comprendre les règles. Une ligne jaune continue le long du trottoir interdit l'arrêt et le stationnement. Une ligne jaune discontinue (pointillés) interdit le stationnement mais autorise l'arrêt.
Stationnement dangereux, gênant et abusif
Le stationnement dangereux augmente le risque de collision. C'est le cas lorsque vous vous garez de nuit hors agglomération sans feux, à proximité d'un virage, d'un sommet de côte, d'une intersection ou d'un passage à niveau.
Le stationnement gênant (ou très gênant) empêche les autres usagers de circuler normalement : sur un trottoir, un passage piéton, une piste cyclable, à moins de 5 mètres en amont d'un passage piéton, devant une bouche d'incendie, sur un pont ou dans un tunnel. Amende : 135 euros pour stationnement très gênant.
Le stationnement abusif désigne l'immobilisation d'un véhicule au même endroit pendant plus de 7 jours consécutifs (ou moins selon la réglementation locale). Vous risquez la mise en fourrière.
Ne jamais occuper une place réservée aux personnes en situation de handicap, même pour un arrêt bref. L'amende est de 135 euros et la mise en fourrière est possible.
Stationnement de nuit
Si votre véhicule est garé en dehors de la chaussée, aucun éclairage n'est nécessaire. En agglomération éclairée sur la chaussée, pas de feux non plus. En revanche, hors agglomération sur la chaussée, allumez les feux de position (ou de stationnement) du côté de la circulation. Ne laissez jamais les feux de croisement allumés : ils déchargent la batterie.
Emplacements réservés
Certaines places sont réservées exclusivement à une catégorie d'usagers : les personnes handicapées (carte de stationnement obligatoire), les bus, les taxis, le covoiturage, ou la livraison. N'occupez jamais ces emplacements si vous n'y êtes pas autorisé, même pour un court instant.
À retenir
- Arrêt = immobilisation brève, conducteur présent. Stationnement = toute autre immobilisation.
- Toujours se garer dans le sens de la circulation, de préférence en marche arrière.
- Zone bleue : disque obligatoire, durée limitée, gratuit.
- Alternance semi-mensuelle : impairs du 1er au 15, pairs du 16 au 31.
- Interdit de stationner sur trottoir, passage piéton, piste cyclable, ou à moins de 5 m d'un passage piéton.
- Stationnement dangereux : nuit sans feux, virage, sommet de côte, intersection.
- Stationnement abusif : plus de 7 jours au même endroit = risque de fourrière.
- Ne jamais occuper une place handicapée sans carte, même pour un arrêt.
Testez-vous
Vous immobilisez votre véhicule pour aller acheter du pain. Êtes-vous en arrêt ou en stationnement ?
- ○En arrêt, car c'est bref
- ✓En stationnement, car vous quittez le véhicule
- ○En arrêt si c'est moins de 5 minutes
- ○Cela dépend de la signalisation
Bonne réponse : En stationnement, car vous quittez le véhicule
En zone bleue, que devez-vous placer derrière votre pare-brise ?
- ✓Un disque de stationnement indiquant votre heure d'arrivée
- ○Un ticket d'horodateur
- ○Votre carte grise
- ○Un autocollant de la mairie
Bonne réponse : Un disque de stationnement indiquant votre heure d'arrivée
Sources : Sécurité routière (securite-routiere.gouv.fr) et service-public.fr.